L'Égypte immuable
Pintographies de Marlene Luce Tremblay
MTL | QC | BXL : Cycles
Photographies de Marianne Charland
Lignes de vies
Oeuvres de Raluca Pilat
Voyager en Égypte n’est pas seulement retourner dans le passé, c’est aussi retourner à la source. En Occident, alors que l’on valorise plutôt les valeurs matérielles, cette Égypte immuable fait figure de lieu de renaissance et de ressourcement.
Salle
Scène Financière Sun Life
L'exposition
C’est en 2004 que Marlene Luce Tremblay met les pieds en Égypte pour la première fois alors que le Bureau du tourisme égyptien l'y invite dans le cadre d’un projet d’échanges culturels pour célébrer les 50 ans de relations diplomatiques entre l’Égypte et le Canada. L'Égypte fut une source d'inspiration pour créer ses oeuvres qui furent l'objet de plusieurs expositions à Montréal, à Paris, à Londres, en Tunisie, et bien sûr au Caire.
Alors que le vent du changement souffle à travers tout le monde arabe, aujourd'hui l'Égypte est appelée à vivre de grandes transformations au niveau social et politique, lesquelles reposent sur cette toile de fond de l'immuable. L'histoire nous démontre que l'avancement de l'humanité est non seulement attribué aux changements et aux grands bouleversements, mais est aussi le fruit d'échanges entre les peuples.
Les oeuvres présentées dans cette exposition sont une ode à cette Égypte qui représente un pont entre l'Occident et l'Orient, entre l'antiquité et le monde moderne. L’Égypte est aussi un éveil de la conscience et c'est en côtoyant d’autres cultures que notre vision du monde change. On en est transformé à tout jamais. C’est l’éveil de la conscience alors que l’on se rend compte à quel point nous sommes limités par nos croyances, par nos habitudes et par notre confort.
Berceau de l'humanité, lieu où les grandes religions se sont enracinées, l’Égypte nous rappelle nos propres origines. Figures incontournables, les Dieux et les pharaons nous rappellent le lien indissociable entre les pouvoirs terrestre et divin. Ces symboles de l’au-delà, les rituels, les tombes anciennes, les temples et les sites archéologiques, nous amènent à pénétrer dans un univers mystique là où les légendes ont été créées dans l’esprit de l’immuable et de l’éternel.
En Égypte, il y a des scènes intemporelles d’aujourd’hui et ces images iconographiques du passé qui se reproduisent quotidiennement deviennent alors des tableaux vivants. Usant de jeux d’ombre et de lumière, et utilisant la photographie en noir et blanc, Marlene Luce Tremblay a créé cette série d’œuvres photographiques qui ont été transposées sur toile et teintes dans des tons de couleur dorée qui rappellent le soleil du désert.
La juxtaposition d’images suggère la profondeur et la complexité de la culture égyptienne, riche d’histoire et de bouleversements, ainsi que sa contribution à l’humanité. Cette civilisation millénaire est immortalisée par une technique moderne.
Finalement, l’Égypte immuable s’inscrit dans une démarche artistique qui fait partie d’un projet visant avant tout à rapprocher les cultures et dont l’objectif principal est de contribuer à une meilleure compréhension de la complexité et de la beauté des civilisations du monde oriental.
Le vernissage se tiendra le 26 avril à 17h, Scène Financière Sun Life.
L'artiste
Photographe d'art montréalaise, Marlène Luce Tremblay possède à son actif de nombreuses expositions individuelles ou en groupe et elle a remporté de nombreux prix dont le prestigieux concours SoHo de New-York. Marlene-Luce Tremblay s'est fixée un nouveau but, rapprocher les cultures de l'Occident avec celle du Monde arabe.
La photographe a d’ailleurs lancé une série d'expositions en décembre dernier avec une première présentation à Montréal. Il s'agit d'une série de photos des pyramides: L'Égypte à mes yeux.
Site internet
Quatrième extrait de ce projet, la série MTL | QC | BXL, Cycles invite à scruter la ville pour en dégager les plans en superposition, et autres compositions de lieux et de non-lieux.
Salle
Scène Financière Sun Life
La série MTL|QC|BXL : Croisées (Bruxelles, 2010, Victoriaville et Montréal, 2011) s’attardait aux paysages urbains et aux intersections, marquant un arrêt sur ces croisements aux histoires perdues, entre temps et espaces. Créée dans la foulée, Faces (Montréal et Victoriaville, 2011) proposait cinq visages aux expressions familières, qui d’un même plan parlaient de la génétique urbaine et des espaces de vie. Avec Décor de défense (Victoriaville, 2011), le passé militaire désuet des trois villes venait rencontrer la modernité, à la frontière de l’impertinence et de l’historique.
Aux côtés de Croisées, Lieux communs (Bruxelles, 2010) jetait un regard dédoublé sur Québec et Montréal, créant une présence simultanée dans les deux villes et semant la confusion des sens. Cycles illustre pour sa part, la succession d'époques où se chevauchent et s'entrechoquent croissance et stagnation, évoquant la force mais aussi la vulnérabilité de l'homme, de la nature et de la matière.
En 2008, le premier recueil de l'artiste, Winter Eclipse (and other Apocalypses), présentait les tristesses noires et blanches d’un Paris voilé de grisaille. En 2009, son exposition Ode photograhique à Limoilou posait un regard attaché à ce quartier de Québec. Avec son projet MTL | QC | BXL, l'artiste continue sur son thème de prédilection : la ville.
Biographie
Depuis trois ans, Marianne Charland œuvre à la réalisation d’un travail de rapprochement des villes de Montréal, de Québec et de Bruxelles, initié grâce au soutien de LOJIQ - Les Offices jeunesse internationaux du Québec. De ce grand chantier en évolution émerge un véritable inventaire sociohistorique par l'image : MTL | QC | BXL. À terme, une publication présentera l’ensemble de cette exploration documentaire et artistique.
Étudiante en patrimoine urbain à Montréal et photographe, Marianne Charland exerce la photographie depuis plus de 10 ans. Elle documente la mémoire des villes en la fixant sur pellicule, perpétuant ainsi avec soin une tradition photographique séculaire. Sa préférence pour la pellicule noir et blanc vise à simplifier la complexité de notre environnement, surhabité de couleurs et de lumières, en plus de véritablement matérialiser la vision humaine.
Si certains photographes s’attardent aux caractéristiques physiques de l’homme, Marianne trouve plutôt son inspiration dans la manière dont celui-ci organise son univers. Dans cet esprit, les traces de la vie humaine, en ville comme en campagne, se sont clairement établies comme le thème récurrent de ses explorations photographiques. Son travail tend ainsi à dégager l’essence des lieux et des rencontres entre homme et matière, laissant les impressions ressenties ouvrir la voie à l’interprétation. Par la matérialisation d’instants et de décors, elle saisit un peu des réalités passées et perçues, dans une véritable quête de sens au cœur des villes.
Site internet
Un corpus artistique qui apporte un souffle nouveau dans les arts visuels québécois et donne aux amateurs d’art l’impression d’accéder à un nouveau monde.
Salle
Scène Financière Sun Life
Il est possible de voir l'exposition de l'artiste lorsque des spectacles sont à l'affiche dans l'une de nos salles. Les portes ouvrent une heure avant les spectacles.
Biographie de l'artiste
Récemment récipiendaire d’un 1er Grand Prix en peinture « frontière figurative » au 28ième concours annuel du Gala International en Arts Visuels (novembre 2011), Raluca Pilat est originaire de Bucarest, en Roumanie. Elle est une artiste manifestant une grande polyvalence dans toutes les facettes des Arts visuels. Elle maîtrise avec un égal talent la plupart des médiums : peinture à l’huile ou à l’acrylique, pastel ainsi que graphisme.
Son parcours d’apprentissage commence au Lycée des Beaux Arts Nicolae Tonitza puis à l’Académie des Beaux Arts Nicolae Grigorescu à Bucarest (Baccalauréat en Arts 1989).
Après ses études universitaires, Raluca Pilat a travaillé comme professeur d’art pendant plus de 12 ans. Ce faisant, elle a aidé une multitude d’élèves à faire éclore leur talent artistique.
Parallèlement à son travail de professeur, elle continuera son œuvre de création et sera ainsi à l’affiche dans une multitude de manifestations artistiques et expositions en Roumanie et ailleurs. Ses œuvres font partie de plusieurs collections en Europe et sur le Continent Américain. Elle a exposé ses travaux dans plusieurs galeries d’Art de renommée en Roumanie, en Europe et au Canada.
Une artiste en pleine effervescence
Son corpus nous fait voir une âme d’artiste en effervescence et en pleine possession de ses moyens. À travers son imaginaire, l’artiste Raluca Pilat nous plonge dans un univers onirique imprégné de philosophie sur le destin de l’être humain et sur ses rapports avec le monde matériel auquel il est lié. Ses thèmes sont inspirés d’une certaine pensée qui tente d’expliquer les mystères de la vie ainsi que son évolution , de même que le lien entre le monde réel, tangible et l’au-delà .
Il suffit de regarder une des ses toiles pour se rendre compte qu’on a affaire à une vraie artiste, avec une démarche bien structurée, et qui arrive à traduire en images des univers complexes. Elle donne vie dans chacune de ses toiles à une facette différente de son imaginaire inspiré.
Sa façon de travailler nous donne une impression de force, de vitalité et de fraîcheur. Son utilisation de la couleur est précise et sa touche parfois nerveuse, parfois gracieuse s’accorde avec grande unité au sujet choisi. Il n’y a aucun doute, Raluca Pilat est une excellente dessinatrice maîtrisant tant la composition figurative, avec des renvois aux règles de la géométrie spatiale, que les compositions totalement surréalistes. Chez elle, les figures humaines ou animales partagent l’espace avec des formes concrètes , les constructions abstraites cohabitent avec des mécanismes inventés.
Ses œuvres nous donnent le sentiment qu’elle parvient à créer une vision qui est unique et sienne, laquelle la démarque de tout autre artiste. Sa présence sur le Continent Américain, plus particulièrement à Montréal, est une belle occasion d’enrichissement, d’échange d’idées et d’expériences avec la communauté artistique locale où elle est déjà impliquée depuis son arrivée au Québec.





